Le Chiffre du mois
Des pratiques pédagogiques stables par rapport à 2018 malgré des évolutions dans la perception de leur faisabilité et de leur priorité
« (…) Concernant le degré de priorité attribué aux pratiques, on remarque une tendance générale à la hausse, avec toutefois deux exceptions notables : la dimension
éducative du métier conserve un niveau de priorité stable, tandis que la collaboration
avec l’équipe à finalité éducative est jugée moins prioritaire qu’en 2018 par les enseignants (voir figure 11 en ligne).
Le développement de l’autonomie des élèves constitue la dimension dont la priorité déclarée a connu la progression la plus marquée. Par exemple, la proportion d’enseignants estimant « plutôt » ou « très » prioritaire de donner une responsabilité à chacun lorsqu’ils mettent en place des travaux de groupe non guidés a augmenté
de 14 points, passant de 48 % à 62 % (voir figure 12 en ligne). L’évaluation formative,
qui favorise la responsabilisation des élèves par rapport à leurs apprentissages, montre aussi une progression importante. Par exemple, 67 % d’enseignants jugent « plutôt » ou « très » prioritaire de donner aux élèves une grille d’évaluation pour qu’ils comprennent leurs réussites et leurs erreurs en 2022, contre 56 % en 2018 (voir figure 13 en ligne). (…)»
(Bilal, E., Raffaëlli, C., Rugambage, N., Sallis,A. , Yzern, B., DEPP-B4, Monseur, C. université de Liège (2025). Pratiques enseignantes à l’école élémentaire : les principaux résultats de l’enquête Epode 2022. Note d’Information (25.53, page 1.- MENESR)
In Note d’Information 25.53 / Emma Bilal, Christelle Raffaëlli, Norbert Rugambage, Angèle Sallis, Baptiste Yzern, DEPP-B4, Christian Monseur, université de Liège.
Pour en savoir plus …
Figure 13 en ligne - Priorité des pratiques relatives à la dimension « évaluation formative » à l’école élémentaire (en %)
Lecture : 53 % des enseignants en 2018 considèrent « plutôt » ou « tout à fait » prioritaire de propose aux élèves des outils d’auto-évaluation (grilles d’indicateurs sur les capacités, connaissances et attitudes) pour qu’ils évaluent leurs progrès, leurs réussites et leurs difficultés dans l'exercice de leur métier, contre 63 % en 2022.
Champ : enseignants exerçant en école élémentaire en France.
Source : DEPP, enquête Epode 2022.
Chiffre du mois
Premiers résultats de l’enquête sur les pratiques d’enseignement, EPODE, en 2018 au collège
Des pratiques plus variées dans les classes présentant un profil plus favorable aux apprentissages
« (…) Les pratiques visant le développement de l’autonomie des élèves, la collaboration avec l’équipe à finalité pédagogique et l’évaluation formative sont beaucoup plus
souvent réalisées par les enseignants décrivant un profil de classe très favorable aux apprentissages.
Des écarts de plus de 10 points de pourcentage sont observés s’agissant de la proportion d’enseignants rapportant fréquemment organiser la collaboration entre élèves, leur proposer des outils d’auto-évaluation ou les impliquer dans la régulation de la vie de classe. Dans les classes décrites comme présentant un profil peu propice
aux apprentissages et où le pourcentage d’élèves ayant un comportement considéré comme adapté est le plus faible, le lien École-famille est moins développé et jugé moins faisable.
Malgré les difficultés scolaires de ces classes, les enseignants y font également un peu moins de remédiation et d’explicitation. Par exemple, 63 % d’entre eux adaptent fréquemment leur pédagogie pour répondre aux difficultés d’un élève lorsqu’il présente des signes de décrochage, contre 74 % pour les professeurs rapportant un profil de classe très favorable aux apprentissages. Ils sont par ailleurs 39 % à déclarer faire fréquemment un bilan avec leurs élèves pour savoir ce qui a favorisé ou empêché
l’apprentissage visé (contre 56 %).»
(Benhaïm-Grosse, J., Longhi, L., Monseur, C., Solnon, A., Verdon, R., Charpentier, A., Raffaëlli, C. DEPP-B4 (2020). Premiers résultats de l’enquête sur les pratiques d’enseignement, EPODE, en 2018 au collège (20.23, page 4.- MENJ).
In Note d’Information 20.23 / Jeanne Benhaïm-Grosse, Laetitia Longhi, Christian Monseur, Anaëlle Solnon, Roseline Verdon, Axelle Charpentier, Christelle Raffaëlli, DEPP-B4.