Le Chiffre du mois
Une stéréotypie de genre présente dans l’ensemble des milieux sociaux
« Parmi les élèves qui envisagent la voie générale, la stéréotypie de genre se manifeste quel que soit le milieu social d’origine. La part d’élèves présentant une stéréotypie extrême demeure élevée dans l’ensemble
des quintiles de l’indice de position sociale (IPS), variant de 45 % dans le premier quintile (Q1) – correspondant aux milieux les moins favorisés – à un maximum de 52 % dans le quatrième quintile (Q4). À l’opposé, les élèves sans stéréotypie représentent une part modérée, variant entre 11 % et 15 % selon les quintiles d’IPS cf. figure 5.
Pour les élèves envisageant la voie technologique, les stéréotypes de genre sont également très présents, quels que soient les milieux sociaux d’origine, bien que certaines variations soient observées en fonction de l’IPS. La part d’élèves exprimant une stéréotypie de genre extrême atteint 41 % pour les élèves de milieu social médian (Q3), niveau de stéréotypie le plus élevé parmi l’ensemble des groupes. En considérant l’ensemble des niveaux de stéréotypie allant de modéré à extrême, la proportion varie de 63 % dans le quintile le plus favorisé (Q5) à 73 % dans le Q4, avec une valeur élevée également dans le Q3 (71 %). À l’inverse, les élèves exprimant une contre-stéréotypie ou une absence de stéréotypie restent minoritaires, représentant entre 24 % et 32 % des cas, selon les quintiles. Ces profils sont légèrement plus fréquents dans les milieux les plus favorisés (Q4 et Q5) (voir figure 7 en ligne). »
(Leger, A., Rojas Rubio, L., Vezon Persem, E. (2026). Les stéréotypes de genre et perspectives d’orientation des élèves de seconde générale et technologique (Note d’Information 26.16, page 3.- MEN)
In Note d’Information 26.16 / Audrey Leger, Lourdes Rojas Rubio, Élodie Vezon Persem, DEPP-B2 et B6 ; Pascal Huguet, Marie Demolliens, Hualin Xiao, Lapsco Isabelle Régner, Aix-Marseille Université.
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