Les stéréotypes de genre et perspectives d’orientation des élèves de seconde générale et technologique / Audrey Leger, Lourdes Rojas Rubio, Élodie Vezon Persem, DEPP-B2 et B6

Publication de la DEPP / Note d'information MEN

LEGER, Audrey. Auteur | ROJAS RUBIO, Lourdes . Auteur | PERSEM, Elodie. Auteur | France. Ministère de l'éducation nationale (MEN). Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP). B2-Bureau des études statistiques et psychométriques sur les évaluations des élèves | France. Ministère de l'éducation nationale (MEN). Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP). B6 - Bureau de la conception et du pilotage des évaluations des élèves du second degré

Edité par Ministère de l'Education nationale. Paris - 2026

En 2023, 3 900 élèves de seconde générale et technologique ont répondu à une enquête visant à mesurer leur stéréotypie de genre en matière d’orientation. Cette enquête inédite, réalisée par la DEPP en collaboration avec le Laboratoire de psychologie sociale et cognitive (Lapsco), révèle que les élèves perçoivent majoritairement les garçons comme plus aptes à réussir en sciences et en technologies et à l’inverse, les filles comme plus aptes à réussir en arts, en littérature et dans les domaines liés à la santé. Ces perceptions sont mesurées à l’aide d’un indicateur synthétique de stéréotypie de genre développé par le Lapsco. Cet indicateur met en évidence que trois quarts des élèves présentent une stéréotypie de genre significative. Parmi les élèves envisageant une voie générale, ceux issus des milieux les plus favorisés présentent plus fréquemment une stéréotypie extrême que les autres ; cette stéréotypie apparaît en outre légèrement plus marquée chez les filles, avec 65 % d’entre elles présentant une stéréotypie forte à extrême, contre 62 % des garçons. Parmi les élèves envisageant une voie technologique, ces proportions sont plus faibles (respectivement 53 % et 52 %). Par ailleurs, toujours dans la voie technologique, les filles estiment avoir moins de chances de réussir en sciences que les garçons.