Education & Formations : Climat scolaire et bien-être à l'école : n° 88-89 (déc. 2015). article 08, Élèves handicapés ou porteurs de maladies chroniques : perception de leur vie et de leur bien-être au collège / Emmanuelle Godeau ; Mariane Sentenac ; Dibia Liz Pacoricona Alfaro ; Virginie Ehlinger

Publication de la DEPP / Education & Formations

GODEAU, Emmanuelle. Auteur | SENTENAC, Marianne. Auteur | PACORICONA ALFARO, Dibia Liz. Auteur | EHLINGER, Virginie. Auteur | France. Université Paul-Sabatier. Service médical du rectorat de Toulouse INSERM UMR 1027

Edité par Ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Paris - 2015

En cohérence avec une dynamique internationale d’inclusion scolaire, le nombre d’élèves en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire en France a largement augmenté ; leur vécu scolaire mérite désormais d’être considéré. En 2014, une enquête pilote a été conduite en France. Elle est adossée à l’enquête internationale HBSC (Health behaviour in school-aged children) et a collecté des données comparables à celles des collégiens « valides », chez des collégiens porteurs de maladies chroniques/de handicap, scolarisés individuellement ou collectivement en unités localisées d’inclusion scolaire (ULIS), sur leur santé, leurs comportements de santé et leur vécu scolaire. Après accord parental, 7 023 collégiens tirés au sort ont complété en classe un auto-questionnaire anonyme standardisé, pendant qu’une version adaptée du questionnaire (raccourcie, simplifiée, illustrée, etc.) a été administrée en classe à 700 élèves d’ULIS. Le ressenti des élèves en classe ordinaire déclarant une maladie chronique, un handicap avec restriction de participation à l’école diffère de celui de leurs pairs valides : moins bonne satisfaction concernant leur vie, part supérieure de victimes de brimades, santé perçue plus négative, plus de redoublements. Les réponses des élèves scolarisés en ULIS tendent à être plus positives que celles des valides pour les indicateurs de santé perçue, mais la part de ceux qui se déclarent victimes de brimades est supérieure.