Education & Formations : Numéro spécial : Dix-huit questions sur le système éducatif : synthèses de travaux de la DEP : N° 66 [juillet-décembre 2003]. Chap. 7, La question de l'articulation entre le second degré et l'enseignement supérieur / Ministère de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche. Direction de l'évaluation et de la prospective

Publication de la DEPP / Education & Formations

France. Ministère de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche (MJENR). Direction de l'évaluation et de la prospective (DEP)

Edité par Ministère de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche. Paris - 2003

La proportion d'une génération titulaire du baccalauréat s'est stabilisée à 62%, après avoir doublé entre 1985 et 1995. Le nombre de bacheliers diminue depuis 2001, eu égard au repli démographique. Compte tenu de la diversité des voies de formation au baccalauréat (général, technologique et professionnel), des séries et des spécialités de formation, l'accès à l'enseignement supérieur diverge ; si la quasi-totalité des bacheliers généraux et près de huit sur dix des bacheliers technologiques poursuivent leurs études dans le supérieur, ce n'est le cas que pour moins de deux bacheliers professionnels sur dix. L'orientation des bacheliers dans le premier cycle du supérieur pose question ; les formations sélectives telles que les CPGE, les IUT et les STS accueillent de plus en plus de bacheliers généraux qui, à l'issue d'un DUT, poursuivent leurs études, alors que près de la moitié des bacheliers technologiques s'inscrivent par défaut à l'Université (non sélective) et rencontrent des difficultés (abandon et échec au DEUG). La question de l'articulation de l'offre de formation entre secondaire et supérieur pose problème et n'étant pas optimale freine la croissance du nombre de diplômés du supérieur.