Education & Formations : Grand thème : Les sortants du système scolaire sans qualification [57 juillet-septembre 2000]. Chap. 2, Grandes tendances et modes de dénombrement / Pascale Poulet-Coulibando

Publication de la DEPP / Education & Formations

POULET-COULIBANDO, Pascale. Auteur | France. Ministère de l'Éducation nationale (MEN). Direction de la programmation et du développement (DPD). Bureau des études statistiques sur l'alternance, l'insertion des jeunes et la formation continue

Edité par Ministère de l'éducation nationale. Paris - 2000

Environ 60 000jeunes interrompent leur formation initiale sans qualification depuis 1994, en France métropolitaine. Ils représentent actuellement 8 % de l’effectif d’une classe d’âge, pour un sur dix en 1990, deux sur dix en 1976, et plus de quatre jeunes sur dix au début des années soixante. La fréquence de sortie sans qualification a fortement baissé, sous l’effet de la démocratisation de l’accès au secondaire à la rentrée 1967, puis du redéploiementdes formations professionnelles à la fin des années soixante-dix, et enfin, plus près de nous, grâce à la suppression du palier d’orientation de fin de cinquième et à l’allongement accéléré des études (1987 à 1993). Les méthodes d’estimation se sont progressivement améliorées, grâce au progrès des techniques, aux meilleures possibilités d’exploitation des enquêtes, mais aussi au cadre collégial du bilan formation emploi qui réunit différents organismes publics de statistique pour s’entendre sur les sources et les méthodes. L’allongement de la formation initiale s’est accompagné de profondes transformations qualitatives : les jeunes fréquentent, de plus en plus souvent, et dans des proportions croissantes, un nombre important d’établissements différents. Les derniers temps sont parfois aussi en « pointillés », marqués d’interruptions temporaires. Cette complexité grandissante des parcours de formation requiert des techniques statistiques adaptées pour être décrite précisément, tels que des panels d’élèves. Pour les évaluations plus conjoncturelles, la tendance actuelle est d’étudier des cohortes de sortants de formation hors du système éducatif, dans les enquêtes générales de la statistique publique.